Histoire de la famille Biseau

Le premier acte officiel conservé dans les archives familiales est celui du mariage de Pierre-Louis-Jacques BISEAU, mulquinier (fabricant de toiles) à Saint-Quentin, le 7 juillet 1750. Il y est spécifié qu'il était alors âgé de 25 ans et qu'il avait pour témoins son père, Jacques BISEAU, et son frère Pierre Joseph. Ce Jacques BISEAU serait né en 1704 à Maretz (Nord) ; il y aurait perdu ses parents à l' âge de 8 ans lors de l'incendie et du pillage du village par des soldats autrichiens en 1712, évènement que relate le curé de Maretz, Claude de Berlaimont, dans un rapport adressé au roi Louis XIV (voir plus loin).

Des droits de terrage sur des parcelles sises à Maretz et appartenant à l'abbaye de Saint-André du Cateau-Cambrésis ont fait l'objet devant notaire de deux dénombrements de fief, l'un par Pierre BIZEAU en 1691, l'autre, à sa mort en 1735, par Michel BISEAU, son fils, tous deux résidant à Maretz, mais rien ne permet d'établir un lien entre eux et Jacques qui, après l'incendie de son village serait parti à Bohain (Aisne) " où l'on eut compassion de lui ".

Les registres paroissiaux ayant brûlé en 1712, de multiples recherches furent entreprises, au cours des années 20 et 30 auprès des archives départementales et des études notariales, mais en vain. Plus récemment, un certain Michel Blas de Valenciennes, dont un ancêtre était allié à des BISEAU du village d'Haussy (Nord), a réalisé un tri chronologique de nombreux actes sur ce patronyme, faisant ainsi apparaître que des BISEAU étaient établis dans ce village dès 1550. Ils étaient donc vraisemblablement connus, sinon parents, des BISEAU de Maretz à une vingtaine de kilomètres. Mais alors, comment expliquer que Jacques BISEAU ait échoué à Bohain plutôt qu’à Haussy ? Toujours est-il qu’aucun lien n’a pu encore être établi entre les deux familles et que l’absence de toute descendance connue des BISEAU d’Haussy ne facilite pas les recherches à cet égard. Michel Blas en avait pourtant recensé 496, dont 27 Jacques, en 3 siècles. En l'état actuel de nos connaissances, Maretz est donc le berceau de la famille.

De Bohain, Pierre-Louis-Jacques, fils de Jacques, gagna Saint-Quentin. Trois générations de BISEAU y exercèrent la profession de mulquinier (fabricant de toiles). Pierre-Louis-Jacques s'y maria, comme son fils Pierre-Louis-Joseph, tandis que Quentin-Théodore, son petit-fils, après son épopée dans la Grande-Armée, voulut sans doute retrouver ses racines en épousant la fille d'un mulquinier de Maretz. Son fils Henry quitta Saint-Quentin, s'allia aux BRIERE de la HOSSERAYE et s'établit à Noyon, négociant en plastrons de dentelles pour hommes (les BISEAU prenaient du galon…). Charles, centralien, fut le premier à atteindre la capitale : les mulquiniers du plat pays avaient-ils donc accompli leur rêve en la personne de notre grand-père ?

Jacques n'en est pas encore comme Abraham à compter autant de descendants que d'étoiles au firmament. De la seconde à la sixième génération, il n'en est que 32, dont 28 BISEAU, et l'arbre ne se ramifie vraiment qu'après Charles, né en 1866 et 11ème rejeton mâle BISEAU, qui eut en effet 7 enfants de Marie BAILLET, dont 4 fils eurent à leur tour 24 enfants dont 16 fils. Les descendants de Charles en 5 générations sont aujourd'hui au nombre de 187. L'avant-dernière génération a commencé en 1984, mais il a fallu attendre 1999 et Emmanuel, son 22ème représentant pour que soit relevé le patronyme. Dix autres garçons l'ayant déjà rejoint, la transmission du nom de BISEAU semble bien assurée.

La descendance de Jacques compte déjà quatre prêtres, et bientôt cinq, ainsi qu'une carmélite.

Le Trez-Hir, octobre 2010.

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